samedi 23 mai 2009

L’enquête du coroner est illégitime

La justice pour Fredy requiert un mandat plus large


RASSEMBLEMENT pour DÉNONCER le début de l’enquête ILLÉGITIME


Date : Lundi, le 25 mai 2009, à 14h30.

Lieu : Vigile à la mémoire de Fredy Villanueva, derrière la Maison de la Culture de Montréal-Nord, 12 004 Rolland.


Il y a près de dix mois, Fredy Villanueva était tué par Jean-Loup Lapointe du SPVM. Montréal-Nord Républik (M-NR) avait alors exigé une enquête publique et indépendante sur l’assassinat de Fredy plutôt que l’enquête bidon de la Sûreté du Québec. Sous la pression populaire, le gouvernement du Québec a mis sur pied en décembre une enquête du coroner pour apaiser la colère populaire. Toutefois, le mandat restreint de ce type d’enquête ne permet ni une véritable étude des conditions socio-économiques de la population ni une représentation équitable des victimes de la police. Bref, l’enquête du coroner vise une fois de plus à laver les policiers de tout soupçon et à ignorer les causes profondes de la tension sociale à Montréal-Nord. L’enquête du coroner Sans-façon sera une mascarade.


Conscients de l’absurdité de cette parodie de justice, des voix de tous les milieux se sont élevées pour la dénoncer et des groupes qui devaient participer à l’enquête se sont retirés. C’est le cas de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers, la Ligues des Droits et Libertés, la Ligue des Noirs et même de Solidarité Montréal-Nord, un groupe pourtant fondé en collaboration avec la police et l’administration locale.

Une fois de plus, c’est l’appui populaire qui peut faire reculer les tentatives d’étouffer la justice.


Nous avons besoin de vous pour obtenir une commission d’enquête permettant d’entreprendre une véritable démarche de réflexion collective sur la situation vécue par la population de Montréal-Nord et toutes les victimes de répression policière.


Lundi le 25 mai, à 14h30, venez supporter la famille Villanueva et tous ceux qui se battent pour la justice. Le rassemblement aura lieu à la vigile à la mémoire de Fredy, derrière la Maison de la Culture de Montréal-Nord, au 12 004 Rolland.

vendredi 3 avril 2009

Consultations douteuses et recommandations vagues

Le rapport de Montréal-Nord en Santé

Montréal-Nord, 3 avril 2009. Le rapport remis hier par Montréal-Nord en Santé présente peu de recommandations susceptibles de faire progresser la situation sociale à Montréal-Nord. Montréal-Nord Républik (M-NR) ne s’étonne pas de la mollesse d’un rapport produit en concertation avec les élites locales et les organismes communautaires habituels et indique comment une consultation de ce type fait peu de cas du pouls de la population elle-même afin de ménager le service de police et l’administration locale.

« Il n’y aucune mention de l’escouade Éclipse dans ce rapport même si elle dénoncée de toute part », observe Will Prosper, porte-parole de Montréal-Nord Républik. « Il n’y aura aucune restauration du lien de confiance entre la population et la police comme le souhaite le rapport, s’il n’y a pas de justice pour Fredy Villanueva qui s’est fait tué par l’agent Lapointe du SPVM ».

M-NR remarque d’ailleurs que les partenaires identifiés par le chantier « Prévention et sécurité publique » sont les élus et le poste de police mais qu’on ne considère aucunement les citoyens et les regroupements qui ont remplis les rues de Montréal-Nord à de multiples reprises depuis le meurtre de Fredy. « La colère des contestataires, pourtant de mieux en mieux organisée, ne trouve évidemment aucun écho dans un rapport par les élites et pour les médias. Les dissidents sont passés sous silence malgré les grands appels à la concertation », note Nargess Mustapha, également porte-parole de M-NR.

Un tel exercice relève une fois de plus davantage des relations publiques puisqu’il énonce davantage de généralités qu’il ne prend réellement position. « C’est un changement de garde complet qu’il nous faut désormais à Montréal-Nord, on doit virer de cap à 180 degrés. Sans surprise, ce n’est pas ce qu’on lit dans un rapport cautionné par les élites. Au contraire, quand on referme le document, on se dit que ça va prendre un sérieux coup de barre dans l’arrondissement. Plutôt que d’exclure davantage la population, il faudra éloigner des leviers du pouvoir ceux qui monopolisent tout l’espace actuellement », explique Will Prosper.

Selon M-NR, ce rapport mènera peut-être à quelques concessions mineures ou cosmétiques ici et là, des concessions sans doute décidées bien avant la remise du rapport, mais les revendications doivent surtout ne pas déranger personne pour Montréal-Nord en Santé, et c’est là qu’elles trahissent la population qui elle ne veut plus entendre parler de concertation mais qui veut un changement radical, une « mini-révolution » à Montréal-Nord.

Sans surprise, le rapport ne fait aucune place aux questions de démocratie et passe sous silence l’extrême précarité de la participation citoyenne dans les institutions. Will Prosper remarque : « On aurait voulu un chantier « santé démocratique » pour leur expliquer pourquoi leur démarche était biaisée d’avance. Malheureusement, à Montréal-Nord, où la même clique occupe tous les échelons du pouvoir depuis maintenant cinquante ans, c’est un tabou de rappeler qu’il y a des élus avec des mandats très faibles, obtenus dans l’indifférence généralisée. Le problème, il commence là ».

M-NR se réjouit de voir que le rapport reconnaît la subordination des organismes communautaires par le financement conditionnel appliqué « par le haut ». Il est désolant néanmoins de voir que ce constat n’amène aucune solution qui dépasse les vieux pieux.

Montréal-Nord Républik déplore aussi que malgré une divulgation de rapport présentée comme publique, aucune copie du rapport n’était prévue pour les citoyens au moment du lancement et Montréal-Nord Santé n’a vu aucun intérêt à rendre disponible son rapport pour la population, par l’entremise d’Internet, le jour même. Il s’agit d’un geste additionnel qui montre de quelle façon le déploiement des énergies vise d’abord les médias et que les citoyennes et les citoyens ne sont considérés que dans un deuxième temps.

Au-delà du discours, les gestes que posent les élites et les gens qui composent Montréal-Nord en Santé, c’est-à-dire une forme d’élite du communautaire et de l’administration, montrent chaque fois comment pour ces personnes la population nord-montréalaise, en particulier les jeunes, font partie du problème et pas de la solution. Sur le panel de la conférence de presse, il n’y avait d’ailleurs aucun jeune et aucun Noir, malgré les traits démographiques du quartier et de la population visée par le rapport.

En somme, la concertation proposée se veut une façon de conserver la stabilité de la configuration du pouvoir à Montréal-Nord, c’est-à-dire, d’un côté les élites locales qui contrôlent tout, notamment l’argent, et de l’autre, une population marginalisée, vue comme un problème à gérer, et qu’on cherche à endormir par tous les moyens.

À l’inverse, Montréal-Nord Républik continuera de faire écho à la colère de la population contre les initiatives somnifères de l’élite locale et de ses alliés dans la police et le communautaire. M-NR ne taira pas les critiques les plus acerbes à l’endroit des élites qui cherchent un « apaisement » qui les conforterait dans leur position de domination face à une population désabusée par les effets de discours des bureaucrates locaux et des politiciens auxquels ils répondent.

dimanche 8 février 2009

Marche 7 février 2009 - Justice pour la famille Villanueva




















Des manifestants ont marché hier afin que justice soit faite pour Fredy Villanueva. Ils réclament que l'enquête publique soit juste et équitable, notamment par l'engagement du gouvernement à défrayer convenablement les frais d'avocats de la famille Villanueva et des 2 autres victimes.



vendredi 6 février 2009

La CRAP porte plainte contre le ministère du Sécurité publique

Montréal, le 6 février 2009. La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) porte formellement plainte au ministère de la Sécurité publique pour protester contre la décision de refuser de couvrir les frais de représentation légale de Denis Méas et Jeffrey Sagor Métellus, qui ont tous deux été blessés par balles lors de l'intervention policière qui mena au décès du jeune Fredy Villanueva, l'été dernier à Montréal-Nord. De plus, la CRAP joint sa voix à celle de la famille Villanueva pour demander de venir manifester en grand nombre en appui à ses revendications justes et légitimes, au parc Henri-Bourassa, à Montréal-Nord, demain à 13h .

Depuis le début, les controverses ne font que se suivre les unes après les autres dans l'affaire Villanueva. Après la polémique par rapport au fait que la police enquête sur la police, après la déception qui a suivie la décision de ne pas porter d'accusations contre l'agent Jean-Loup Lapointe, voilà maintenant que le ministère de la Sécurité publique se permet de jeter du discrédit sur sa propre enquête publique. D'une part, le ministère refuse d'assumer les frais de représentation légale de MM. Méas et Sagor. D'autre part, il accepte de seulement payer une "personne de soutien" pour assister la famille Villanueva durant l'enquête publique qui sera présidée par le coroner ad hoc Robert Sansfaçon.La CRAP se pose aussi de sérieuses questions au sujet de l'honnêteté du ministère de la Sécurité publique dans la gestion de la question des frais de représentation légale des familles des victimes. La CRAP a en effet prit connaissance d'un message qu'un policier de la Sûreté du Québec a laissé sur le répondeur d'un des avocats de la famille Villanueva, message qui fut d'ailleurs diffusé lors d'une conférence de presse tenue mercredi dernier. Dans son message, ce policier confirme clairement l'existence d'un engagement à l'effet « que l'État paierait pour les services des avocats pour les familles impliquées dans l'enquête publique. » À la lumière du refus d'assumer les frais d'avocats de MM. Méas et Sagor, la CRAP soupçonne aujourd'hui le ministère de la Sécurité publique d'avoir voulut acheter la paix avec les familles des victimes en leur faisant de fausses promesses qu'il n'a jamais eu l'intention de tenir.Selon le porte-parole de la CRAP Alexandre Popovic, « l'avarice scandaleuse du ministère de la Sécurité publique ne peut faire autrement que de miner encore davantage la confiance déjà fragile du public envers l'enquête Sansfaçon. »

La famille Villanueva a déjà été victime de la perte d'un être cher ; elle a aussi été victime de la tromperie du ministère de la Sécurité publique sur la question du paiement des frais d'avocats. Le gouvernement tient-il à ce qu'elle soit en plus victime d'une enquête biaisée en raison des moyens disproportionnées des policiers, qui bénéficieront des services de six avocats chevronnés ?Ce n'est pourtant pas en utilisant une ampoule de couleur bleue police que l'enquête Sansfaçon pourra faire toute la lumière sur la mort de Fredy Villanueva !Il est grand temps que le premier ministre Jean Charest se fasse entendre et prenne position par rapport aux demandes justes et légitimes de la famille Villanueva,soit :
1) que le gouvernement respecte sa propre promesse de payer les avocats des familles des victimes ;
2) que la date d'ouverture de l'enquête Sansfaçon soit repoussée à plus tard pour donner le temps aux avocats des familles des victimes de prendre connaissance de la preuve volumineuse que contient ce dossier.

Que le gouvernement se le tienne pour dit : il n'est pas jamais trop tard pour bien faire ! Le gouvernement a décidé de tenir une enquête publique, alors qu'il la fasse de manière adéquate !Les avocats des familles des victimes doivent disposer des mêmes moyens et ressources que ceux des policiers.

Infos: coalitioncrap@hotmail.fr ou 438-275-9004

mercredi 4 février 2009

URGENT : Marchons avec les Villanueva ! Samedi 7 février 13h

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) joint sa voix à celle de la famille Villanueva pour demander de venir manifester en grand nombre en appui à ses revendications justes et légitimes, samedi prochain, à Montréal-Nord.

À tous ceux et celles que la cause des Villanueva tient à coeur, c'est le temps où jamais de montrer votre solidarité envers la famille !

Alors que l'enquête publique qui sera présidée par le juge Robert Sansfaçon doit débuter ses travaux dans moins de deux semaines, le gouvernement Charest n'a toujours pas accepté de payer les frais de représentation légale des familles des victimes de l'intervention policière qui coûta la vie au jeune Fredy Villanueva au parc Henri-Bourassa, l'été dernier.

Ce n'est pourtant pas aux familles des victimes d'assumer eux-mêmes ces frais légaux, mais bien au gouvernement qui est lui-même à l'instigateur de la mise sur pied de l'enquête Sansfaçon. Si le gouvernement souhaite que l'enquête Sansfaçon soit un tant soit peu crédible aux yeux du public, il doit en repousser la date d'ouverture pour donner aux avocats des familles le temps de prendre connaissance de la preuve volumineuse que contient ce dossier, qui comprend plus de 1000 pages de documents.

Venez manifester en grand nombre en appui aux revendications justes et légitimes de la famille Villanueva !

Rendez-vous au parc Henri-Bourassa, coin Pascal et Rolland, à Montréal-Nord,le samedi 7 février, à 13h.

contact : coalitioncrap@hotmail.fr

jeudi 29 janvier 2009

Enquête publique du juge Sansfaçon : Justice à deux vitesses

Montréal-Nord, 28 janvier 2009. La décision du Gouvernement du Québec d’abandonner les familles des victimes de l’intervention policière du 9 août 2009 à Montréal-Nord constitue un revirement qui scelle le fonctionnement d’une justice à deux vitesse avant même l’amorce de l’enquête publique. Montréal-Nord Républik (M-NR) dénonce cette décision qui tend à confirmer que cette démarche est un exercice de relations publiques et non l’enclenchement d’une procédure visant à satisfaire le désir de justice dans la population.

"On s’imagine déjà la scène : les policiers débarqueront avec leur armada d’avocats et utiliseront tous les mécanismes juridiques afin d’éclipser les victimes", a déclaré Will Prosper, porte-parole de Montréal-Nord Républik. « On se doutait que de remporter la tenue d’une enquête publique n’assurait aucunement un processus équitable mais on ne pensait pas que les méthodes utilisées par le Gouvernement nieraient à ce point l’accès à la Justice qui, on le sait bien, n’est pas accessible comme ça à Monsieur et Madame tout le monde », déplore-t-il.

vendredi 12 décembre 2008

Tournoi de dés -- Rassemblement -- Bouffe sur placeSamedi le 13 décembre 200814 heuresParc Henri-Bourassacoin Rolland et PascalMontréal-Nord


La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) dénonce le blanchiment lundi de l'agent Jean-Loup Lapointe qui a tué Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, dernière preuve que l'impunité policière est bien vivante au Québec. Au cours d'une conférence de presse devancée après que des médias aient annoncé sa décision avant lui, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent Lapointe ou sa partenaire Stéphanie Pilotte car ils n'auraient commis "aucune infraction criminelle". Nous continuons d'exiger la justice pour Fredy et que l'agent Lapointe soit accusé pour le crime qu'il a commis en tirant 4 balles sur des jeunes qui jouaient aux dés dans le parc Henri-Bourassa, en tuant un et en blessant deux autres.
Le résultat de l'enquête de la SQ est révoltant, mais pas surprenant car elle n'avait aucune crédibilité dès le départ. En effet, quand la police enquête sur la police, le résultat est tout le temps le même: la soi-disant enquête policière ne fait que confirmer la version policière de l'évènement et il ne reste ensuite aux procureurs qu'à blanchir les agents. C'est pourquoi sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, les agents n'ont été accusés que dans 4 cas: 2 agents ont été acquittés (Gosset et Stante), dans un cas un policier a été reconnu coupable et a fait des travaux communautaires (agent Markovic) et dans l'affaire Barnabé des agents ont été reconnus coupables, mais ils ont ensuite réintégré la police de Montréal. En plus, le procureur François Brière qui a raconté aux médias la version policière de la mort de Fredy est le même qui avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les agents Thibert et Bordeleau qui ont tué Quilem Registre en lui donnant 6 décharges électriques de Taser en octobre 2007 à St-Michel! Les dés étaient donc pipés dès le départ.
Quant à l'enquête publique annoncée par le ministre de la Sécurité Publique et ministre de la Justice Jacques Dupuis, elle pourra nous permettre d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de Fredy, mais ce n'est qu'une mince consolation pour le déni de justice que constitue le refus de porter des accusations contre les policiers assassins. Nous saluons l'annonce que la famille Villanueva va poursuivre au civil la Ville de Montréal et l'agent Lapointe, un des seuls moyens légaux d'espérer obtenir la justice.
Enfin, nous devons souligner le fait que ces annonces ont été faites le jour même où une vigile soulignait les 3 ans de la mort de Anas sous les balles de l'agent Yannick Bernier à Côte-des-Neiges. Or, dans ce dossier comme dans la plupart des autres cas de bavures où il n'y a pas eu d'émeutes, le minstre Dupuis n'a jamais ordonné la tenue d'une enquête publique. La famille Bennis lutte contre la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal qui veulent faire empêcher une enquête publique, comme ils le font dans le dossier de Michel Berniquez, tué en 2003 par des policiers à Montréal-Nord...
Pour toutes ces raisons, nous organiserons un rassemblement à Montréal-Nord qui aura lieu le samedi 13 décembre 2008 à 14h au parc Henri-Bourassa (coin Pascal et Rolland).
Justice et Vérité pour Fredy Villanueva! Accusez l'agent Lapointe!